Le saule-marsault

 

 

Salix caprea

Par le nom de saule, on nomme généralement des arbrisseaux ou arbres qui poussent souvent au bord des rivières. Une variété commune nous servait, autre fois, lorsque les rameaux étaient en pleine sève, à fabriquer au printemps des sifflets à l’aide de l’écorce dégagée du bois. Le bon vieux temps, où l’on trouvait encore à s’amuser avec des choses élémentaires en comparaison avec les jouets sophistiqués que connait la jeunesse actuelle !

L’on a recensé en Europe environ 35espèces de saules sur 500 sortes au total qui couvrent l’ensemble du globe. En plus, il existe de nombreuses variétés hybrides issue de croisements les plus divers et impossibles de spécifier.

Les diverses variétés de saules se distinguent essentiellement à la feuille : En voici quelques-unes.

Saule blanc : Silberweide – Salix alba, La feuille est lancéolée et finement dentée, poilue et argentée sur les deux faces.

Saule fragile : Bruchweide – Salix fragilix,  La feuille est lancéolée et également dentée, de couleur verte en-dessus, soyeuse ou sans poils en-dessous. Les rameaux se cassent facilement à leur point d’attache.

Saule des vanniers : Binde, Korbweide – Salix viminalis ; La feuille est lancéolée et non dentée, verte au-dessus et poilue  soyeuse en-dessous. Les jeunes tiges flexibles sont utilisées en vannerie pour la fabrication de paniers, corbeilles et tous genres, des sièges et articles d’ameublement divers. Les viticulteurs les utilisent avantageusement comme liens ces saules sont entretenus en oseraies que l’on coupe régulièrement de façon à ne pas laisser les branches s’épaissir. Ces saules à longs rameaux retombants comptent au nombre des plus beaux arbres.

Salix babylonica à des rameaux bruns.

Salix alba aurea nova aux rameaux dorés. Leur feuillage étroit, au revers argenté, parait plus ou moins grisâtre, surtout celui du second.

Saule kubler : Kublerweide – Salix smithiana ; il porte le nom du jardinier qui l’a propagé. Ce saule est issu d’un croisement du saule gris (S. cinerea) et du saule des vanniers (S. viminalis). La feuille est lancéolée et finement dentée.

Saule marsault : Salweide – Salix caprea

 

Caractères botaniques :

Les saules sont tous des dicotylédones apétales à fleurs mâles et femelles distinctes et portées par des pieds différents donc unisexuées et dioïques. Les saules sont de la famille des salicinées. Le saule marsault est généralement arbusif. Son écorce a la couleur vert-gris. Les feuilles sont simples, ovales et dentées. Les fleurs sont très simples et disposées en épis ou chatons. Elles sont toutes dépourvues, même de sépales. Les chatons mâles sont formés uniquement de 2 à 12 étamines et les chatons femelles par un pistil à deux carpelles soudés. Le fruit est une capsule qui s’ouvre à maturité et laisse échappé des graines couvertes de poils soyeux comme celles du cotonnier : on voit souvent au printemps, ces graines voltiger, entraînées par le vent grâce à leurs poils.

Multiplication : Le saule marsault se multiplie par la semence, le marcottage et le bouturage. Cette dernière méthode est parfois un peu délicate. La reprise n’est pas toujours assurée. Les boutures sont prélevées en automne sur des rameaux d’un an.

D’une grosseur d’un crayon à papier et de 15 à 20 cm de long. Ils sont hivernés sous des feuilles mortes et mises en terre en Mars en laissant émerger un œil seulement. Il faut prendre soin de garder le sol frais en été, mais non humide.

Le bois de saule : Le bois est de moindre qualité, médiocre aussi comme bois de chauffage. Les sabotiers l’utilisent pour fabriquer des sabots particulièrement légers.

Phytothérapie : c’est le saule blanc qui entre en ligne de compte. Il est connu comme fébrifuge, tonique et astringent (Stopfmittel). L’écorce de ses branches contient du salicoside et du tannin. On conseille 10 à 30 gr. Par litre d’eau en décoction.

Apiculture : Quelle joie pour l’apiculteur quand les dessus des cadres blanchissent par la rentrée de nectar nouveau au moment de la floraison des saules. Les nectaires des fleurs femelles essentiellement, sécrètent un abondant nectar, le premier de l’année pouvant être en partie stocké, pourvu que les conditions atmosphériques soient favorables. Ce nectar contient 12 à 20 % de sucre. Celui-ci est constitué différemment selon qu’il est produit de fleurs mâles ou femelles. Le nectar des fleurs mâles se compose principalement de saccharose (68% du sucre total), tandis que le nectar des fleurs femelles contient beaucoup de glucose et de lévulose Les récoltes de pollen très abondantes. Il est récolté en grosse pelotes d’un beau jaune d’or jusqu’à jaune foncé. Le pollen du saule marsault est très riche en matières azotées (4%).

Publié dans Plantes et arbres sur août 23 at 12:49

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