Etude sur la flore mellifère

Etude sur la flore mellifère

 

Toutes les fleurs ne donnent pas du nectar, les brillantes couleurs, le parfum, ne sont pour cela aucun indice.

La reine des fleurs, la rose, au parfum exquis, aux tons les plus délicats, comme la plupart des belles fleurs de nos jardins, ne donne rien. Au contraire, l’humbles plantes, ternes et sans éclat, comme les Sédums, le Lierre, les Erables, donnent un nectar abondant et de bonne qualité et sont très visitées par les abeilles.

C’est par l’observation directe que l’on est arrivé à déterminer l’aptitude mellifère ou pollenifère de la plupart des plantes. En plaine, les plantes mellifères sont surtout des plantes cultivées, comme : le Sainfoin, la Luzerne, le Trèfle Incarnat, le Colza, le Sarrasin, et le Robinier ou faux Acacia.

En montagne, la flore mellifère est très variée et il n’est pas rare que les abeilles butinent à la fois sur une cinquantaine d’espèces de plantes différentes de la flore naturelle.

Il ne faut pas oublier que le nectar a une richesse en eau et en sucre très variable suivant les plantes, et pour une même plante, variable suivant certaines extérieure du milieu.

La richesse en sucre est habituellement plus grande à partir de midi sur une même récolte. D’autre part, les abeilles ont leur préférence qu’elles manifestent à l’occasion. Elles délaissent les Violettes, les Pulmonaires et les Ajoncs, premières fleurs précédant le printemps, dès que fleurissent le Colza et le Trèfle Incarnat, par exemple, elles ne vont sur les miellats d’arbres que lorsque le nectar floral manque. Le choix des abeilles est encore fonction de l’heure de la journée. En montagne, elles préfèrent le matin les Sédums et les Joubarbes, et, aux heures chaudes, elles butinent sur les Dauphinelles et les Aconits parce que l’évaporation dans ces espèces est limitée, les parties intérieures de la fleur étant mieux protèges de l’ardeur du soleil.

D’autre part, il est établi que la sécrétion du nectar augmente :

  • Avec la latitude, croissant vers le nord.
  • Avec la latitude, les miels fins sont ceux obtenus vers 1.200m.
  • Avec l’humidité du sol.
  • Avec l’humidité de l’air : augmentation parallèle.
  • Avec la température : une élévation de la température dans l’optimum est assai favorable.
  • Avec la lumière : influence favorable surtout sur les versants montagneux
  • Avec la composition du sol : les sols qui présentent une certaine alcalinité comptent beaucoup d’espèces mellifères. D’autre part, certaines plantes calcifuges n’ont de nectar que dans l’acidité.
  • Enfin avec le climat, qui d’différencie beaucoup la sécrétion mellifère pour une même espèce.

Nos différentes espèces mellifères :

En forêt, nous avons : les sapins avec leur miellat et leur miellée donnant le miel brun de sapin à goût de résine et de pollen abondant ; les érables, fleurissant d’avril à juin sont riches en nectar.

Près de nos maisons : La vigne vierge donne pollen et miel ; dans les haies, vient la petite pervenche, particulièrement mellifère. En automne, le lierre commun donne un miel blanc, très fin, et beaucoup de pollen.

Dans nos bois : le bouleau, dès avril, donne du miellat de la propolis. En février, l’aulne blanc développe ses chatons, si précieux pour la propolis.

La famille des Borraginées est particulièrement intéressante en apiculture par la Vipérine et et la bourrache au pollen blanc et un miel très fin.

Les diverses : dans les haies,  le houblon femelle produit en abondance du pollen. Quant au chèvrefeuille, seul celui des champs peut être visité par les abeilles. La viorne laurier-thym, de la même famille, donne du nectar en février. Dans nos parcs sont également mellifères le grainier ou arbre de Judée, le février à trois pointes fleurissant en juin, ainsi que le caroubier.

Dans les terrains calcaires, tous les cistes y sont à la fois mellifères et pollenifère.

La famille des Composées est très précieuse pour l’apiculteur, avec le pissenlit dent de lion, l’aster amellus, la centaurée jacée, le bleuet et les Echinops.

Les liserons des champs sont tous mellifères, le liseron rose étant le plus apprécié par les abeilles.

Dans notre région, le cornouiller sanguin de nos haies donne du miel et du pollen. Sur les murs et les toits, la joubarbe et les sédums sont très visités.

La famille des Crucifères donne un miel qui souvent cristallise jaune avec le colza et la moutarde noire, blanc avec la moutarde blanche et la fausse roquette.

Les arbres de nos forêts sont aussi précieux : Le noisetier donnant du pollen en janvier par ses chatons, le châtaignier, son miel foncé et son pollen, les chênes, leur miellée d’été.

La famille des Ericacées, avec les bruyères : callune surtout, et Erica, donnent un miel rouge-brun très difficile à extraire, l’arbousier, très mellifère, et, dans nos Pyrénées, le rhododendron ferrugineux, fleurissant en juillet vers 1.200 m d’altitude, au miel très fin, qui voisine avec  la gentiane jaune si précieuse ; dans les sols acides, le buis donne son pollen et son miel amer, mais sain pour l’élevage des abeilles.

Dans nos parcs, le marronnier d’Inde donne un miel abondant, mais amer, en avril, qui ne vaut également que pour l’élevage.

La famille des Labiées comporte un grand nombre de plantes qui donne un miel de couleur claire au parfum très agréable et de qualité supérieure et de qualité supérieur. Parmi les meilleures espèces de plantes de cette famille au point de vue mellifère on peut citer : le lamier blanc, le romarin, le serpolet, les lavandes, les menthes la mélisse, les sauges, l’hysope et la soriette.

En ce qui concerne les Malvacées, la rose trémière, les mauves et la guimauve sont très mellifères.

Nos champs de coquelicots donnent du pollen. La famille Papilionacées est certainement la plus riche de toutes au point de vue des espèces donnant un abondant nectar. Le trèfle blanc, le trèfle incarnat, la luzerne, la minette, le sainfoin, les vesces, les mélilots, l’ajonc, le dorycrinium, le robinier ou faux acacia.

La sophora de nos parcs, ainsi que le cytise, sont très mellifères. En montagne le sarrasin est très visité. D’autre part, le mouron des champs donne du pollen et les résédas du nectar.

La plupart de nos arbres fruitiers : pruniers, cerisiers, pêchers, poiriers, pommiers, et de nos ronces, donnent du bon miel.

Au bord de nos ruisseaux : les peupliers et les saules donnent du miel, du pollen, et de la propolis. Dans nos jardins les tamarins sont également mellifères. Le tilleul est également très visité et le miel argenté et très apprécié.

De bonne heure, la violette et les ormes donnent du bon miel.

J’ai voulus dresser le plus brièvement possible la liste des plantes mellifères les plus courantes de notre région afin que nos apiculteurs apprennent à les connaître, à les protéger, s’il s’agit de la flore naturelle, à les cultiver s’il s’agit de plantes ou d’arbres cultivés. En protégeant les unes et en cultivant les autres, ils accroitront les ressources mellifères de leurs butineuses, ils pourront même s’orienter vers l’amélioration de la qualité de leur miel par des plantations ou des semis d’espèces de complément.

Enfin, le cas échéant, ils pourront choisir plus facilement l’emplacement le meilleur pour leur rucher pastoral. nectar, Sédums, Lierre, Erables, plantes mellifères, Sainfoin, Luzerne, Trèfle Incarnat, Colza, Sarrasin, Robinier, faux Acacia, flore mellifère, plante, plantes, Dauphinelles, Violettes, Pulmonaires, Ajoncs, Colza, Trèfle Incarnat, miellats, arbre, arbres, sedums, Forêt, pissenlit dent de lion, l’aster amellus, centaurée jacée, bleuet, Echinops, arbre de Judée, Crucifères, moutard, miel foncé, Erica, arbousier, pollen, rhododendron ferrugineux

Publié dans Les articles apicoles sur août 26 at 01:07

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